Dans cette ville située au sud de Dublin, en Irlande, enseignants et parents ont signé un pacte au sortir de la pandémie : pas de téléphone avant l’âge de 13 ans, histoire d’outiller correctement les écoliers avant le grand saut dans le monde numérique. Cette…
Reportage.
Dans cette ville située au sud de Dublin, en Irlande, enseignants et parents ont signé un pacte au sortir de la pandémie : pas de téléphone avant l’âge de 13 ans, histoire d’outiller correctement les écoliers avant le grand saut dans le monde numérique. Cette journaliste britannique voit dans cette initiative un modèle à suivre.
Bravant les nuages, le soleil vient darder ses rayons sur les eaux grises de la mer d’Irlande. Sur la plage, des promeneurs déambulent au milieu des galets, un couple d’épagneuls chahute à la lisière de l’eau, et un groupe de garçons fait des ricochets.
La petite commune de Greystones, dans le comté de Wicklow, à quelques encablures au sud de Dublin, a mystérieusement réussi à conserver son charme d’antan. C’est la première fois que j’y mets les pieds, et pourtant la ville a quelque chose de familier. Une atmosphère surannée, synonyme de vacances passées à construire des châteaux de sable sous la bruine.
Cette ambiance particulière colle à merveille avec le projet radical qui a fait la renommée de Greystones (22 000 habitants au compteur en 2022) dans le monde entier : l’interdiction des smartphones aux préadolescents.
Cette initiative, baptisée “It Takes a Village” [“Il faut tout un village”, référence à un célèbre proverbe selon lequel il faut tout un village pour élever un enfant], vise à préserver les plus jeunes du stress provoqué par les réseaux sociaux.
Renoncement volontaire (ou presque)
“Interdiction” ? Les habitants de Greystones préfèrent éviter ce mot, en raison de sa connotation négative. Après tout, il s’agit plutôt d’un renoncement volontaire (pour les parents, du
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Créé en 1961, le titre est la version dominicale du grand quotidien conservateur The Daily Telegraph. Il suit une ligne éditoriale similaire (The Sunday Telegraph partage d’ailleurs le même site que The Daily Telegraph), atlantiste et eurosceptique, résolument engagé contre tout rapprochement du Royaume-Uni avec l’Union européenne depuis le Brexit. Dans le cadre de la guerre en Ukraine, cet hebdomadaire adopte une ligne particulièrement offensive vis-à-vis du Kremlin. Depuis début 2026, The Sunday Telegraph et The Daily Telegraph appartiennent au groupe allemand Axel Springer, par ailleurs propriétaire de Die Welt, de Bild et de l’édition européenne du média Politico.
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Source originale : Courrier International — 18/05/2026 03:00
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