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L’envol des lunettes connectées en Belgique en 2026 : “tu filmes l’instant présent”, “ce n’est plus un gadget”

Dopées ou non à l’intelligence artificielle (IA), les lunettes connectées ont le vent en poupe. Les deux principaux acteurs du marché belge : le duo EssilorLuxottica/Meta et un petit nouveau, le groupe Afflelou. ...

L’envol des lunettes connectées en Belgique en 2026 : “tu filmes l’instant présent”, “ce n’est plus un gadget”

Assistons-nous à l'envol des lunettes connectées ? En 2025, EssilorLuxottica a écoulé dans le monde 7 millions de paires de lunettes dopées à l'intelligence artificielle Meta AI, "[…] incluant Ray-Ban Meta (lancées en septembre 2023) et Oakley Meta (lancées en juin 2025)", dixit les résultats annuels de l'entreprise d'optique franco-italienne.

"7 millions, ce n'est plus une niche, ce n'est plus un gadget" se réjouit Luca Strigiotti, directeur d'EssilorLuxottica Wholesale Belgium & Luxembourg. Quid du marché belge ? "Les chiffres sont intéressants", commente pudiquement le patron italien.

Distribués à partir de 469 €, les deux nouveaux modèles de Ray-Ban Meta (Blayzer Optics, Scriber Optics) héritent d'une monture revue et corrigée, nettement moins rigide. La cible : "Ceux qui portent des lunettes toute la journée", estime Luca Strigiotti.

Pêle-mêle, on retrouve la connexion Bluetooth au smartphone et à l'application Meta AI, des microphones et des haut-parleurs intégrés aux branches, une caméra 12 millions de pixels, etc.

"C'est une technologie qui n'interrompt pas la vie, on ne perd pas le contact avec la réalité", souligne Luca Strigiotti (EssilorLuxottica).

"Mes expériences favorites ? Appeler ma femme à Milan alors que je suis à la salle de bains le matin, écouter un podcast pendant le petit-déjeuner. Comme je suis presbyte, je bénéficie aussi de verres correcteurs. Filmer et partager une fête, je ne le ferai pas. Mon fils le fait, lui."

1000 paires de lunettes connectées Afflelou vendues en un mois

Dans l'ombre du duo EssilorLuxottica/Meta, le groupe Afflelou a lancé en mars 2026 Magic Connect, sa première collection de lunettes connectées.

Adieu photo, vidéo, intelligence artificielle (IA). La gamme composée de 6 modèles fait la part belle à des branches interchangeables qui se connectent au smartphone via Bluetooth pour relayer appels, musique, podcasts, etc. Prix : 249 €.

"On est contents du lancement, on a vendu plus de mille paires en un mois", se félicite Anne Guibreteau, directrice du référencement et du merchandising.

MAGIC Connect : la première collection de lunettes de vue connectées aux branches interchangeables - YouTube thumbnail

Pour développer les Magic Connect, "on est parti des Ray-Ban Meta, car le produit est chouette et apprécié dans nos boutiques parisiennes notamment. On l'a testé. On a pris conscience de ses limites. La paire est assez lourde et ne va pas à tout le monde. J'ai essayé de les porter, je suis défigurée."

"On a compris qu'on ne voulait pas lancer des lunettes connectées, mais qu'on voulait connecter des lunettes de vue", détaille Anne Guibreteau. "Cette nuance fait toute la différence. À la base, on est opticiens, on doit s'assurer que le client se sente confortable, bien et beau avec sa paire de lunettes.

"Réaliser des courtes vidéos sans retirer les mains de mon guidon"

Passionné de cyclisme, Eliott Lausberg (28 ans) est un utilisateur régulier des Oakley Meta Vanguard, une édition sportive des lunettes connectées de l'entreprise d'optique franco-italienne EssilorLuxottica. Prix : 549 €.

"L'idée, c'était de réaliser des courtes vidéos avec les copains sans devoir retirer les mains de mon guidon", se souvient le sportif installé à Pepinster (province de Liège). "L'immense avantage, c'est l'instantanéité. Tu filmes l'instant présent sans réfléchir à ce que tu dois réellement filmer. C'est très simple. Quand je roule seul, je peux décrocher si mon téléphone sonne, passer des appels, écouter de la musique…"

Sur papier, ces lunettes à vocation sportive sont censées résister à la sueur, à la poussière et à l'eau, conserver un son de qualité "avec des vents jusqu'à 50 km/h", dixit le site web de Meta qui injecte son intelligence artificielle Meta AI dans le dispositif.

Bien que "robustes et confortables", ces Oakley Meta Vanguard sont "sensibles à la transpiration", estime Eliott Lausberg.

"Forcément, comme la caméra est placée en plein milieu du nez, les gouttes de transpiration coulent sur les lunettes et l'objectif, jusqu'à rendre les images un peu floues. Je ne vois pas comment ce problème peut être réglé. À haute vitesse, quand le vent et le bruit se combinent, c'est compliqué d'interagir avec l'assistant vocal."

Eliott Lausberg, cycliste et utilisateur des lunettes connectées Okaley Meta Vanguard.
Les lunettes connectées à vocation sportive Oakley Meta Vanguard accompagnent souvent le Theutois Eliott Lausberg dans ses sorties cyclistes. ©

Ces réserves mises à part, Eliott Lausberg est un utilisateur convaincu.

"C'est une super paire de lunettes pour le sport. Elle tient bien sur le visage. Les verres sont de bonne qualité. L'autonomie oscille entre 4 et 6 heures. La caméra cadre directement au format des réseaux sociaux, du coup Instagram ne compresse quasiment pas la qualité. C'est le top à ce niveau. C'est un produit fait pour les réseaux sociaux. Les copains trouvent ça stylé et marrant. Tout le monde aime, même si ça reste un gadget avec lequel tu ne peux pas tout faire."

Source originale : Lavenir.net — 19/04/2026 05:00

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